L'Inter Milan est encore en tête de la Série A. Au bout de dix journées, le club intériste compte un point d'avance sur la Juventus, avec un match en retard qui se déroule ce soir, face à Palerme. Si le club de Massimo Moratti venait à remporter le titre de champion, cela serait son cinquième consécutif et il égalerait alors les performances de la Juventus Turin, entre 1930 et 1935, et le Torino, entre 1942 et 1949 (il n'y a pas eu de championnat entre 1943 et 1945). Pourtant, dans la première moitié des années 2000, l'Inter faisait surtout rire ses rivaux. Petit retour en arrière...
Depuis l'arrivée de Massimo Moratti en 1995, les millions pleuvent. Le fils d'Angelo Moratti, président de l'Inter par le passé, a aussi pris la suite de la Saras Raffinerie Sarde SpA, une immense société pétrolière basée à Sarroch en Sardaigne. En compagnie d'autres membres de la famille, Moratti pèse plusieurs milliards de dollars en bourse et ne compte pas ses sous. Pendant longtemps, il a jeté l'argent par les fenêtres et accumulé les stars à l'Inter Milan, sans se soucier des avis de ses entraîneurs qui ont toujours eu du mal à gérer les caractères et les comportements de certains joueurs. Massimo Moratti n'hésitait jamais à surévaluer des joueurs qui sortaient d'une grosse saison afin d'être certain de s'attacher leurs services.
D'ailleurs la liste des « ratés » à l'Internazionale est impressionnante. Il y en a tellement depuis le début des années 2000 qu'on pourrait les classer par famille. Il y a tout d'abord la famille espagnole avec les transferts de Kily Gonzalez, qui se traînait une charrue sur le côté gauche du Meazza, ou Javier Farinos, resté pour divertir Kily Gonzalez le soir. C'était l'époque du grand Valence et des arnaques en tout genre. Suivant la tradition du club, Moratti achetait à l'étranger avec une grande préférence pour l'Espagne, le Portugal et l'Amérique du Sud. Ainsi le club enchaînait les alcoolos (Adriano), les éclopés (Véron, Solari, Recoba), les incapables (Zé Maria, Zé Elias, Segio Conceição), les bourrins de niveau CFA (Kallon, Almeyda) et les futures promesses qui se retrouvaient dans un joyeux bordel et à qui on ne faisait pas confiance (Pizarro, Jimenez).
L'Inter Milan a eu également sa période plus à l'Est avec les turcs Hakan Sükür et Emre Belözoglu à l'époque où Galatasaray n'était pas une succursale de l'Olympique Lyonnais ou une maison de retraite avancée. Il y eut également les paris sur des joueurs de championnats plus petits comme Khalilou Fadiga, Giorgios Karagounis ou Andy Van der Meyde : que des échecs retentissants. Vous comprenez mieux pourquoi l'Inter était surnommé le club de losers et était la risée de l'Italie toute entière. Car Moratti engloutissait une fortune chaque année tout en annonçant que, cette année là, c'était vraiment la bonne. La bonne blague oui.
Jusqu'à l'affaire Calciopoli qui voyait la Juventus descendre en Série B et le Milan commencer le championnat avec huit points de retard. C'était alors le boulevard parfait pour des Intéristes qui n'en demandaient pas tant. La mauvaise période de l'AC Milan, combiné à une Juventus vieillotte et en reconstruction, et une A.S Rome n'ayant pas les mêmes moyens financiers; ont permis à l'Inter de s'adjuger quatre titres consécutifs. Pourtant malgré les investissements importants, le club ne décolle toujours pas en Ligue des Champions. Cette gêne lancinante revient chaque année au Printemps avec l'élimination de l'Inter avant les demi-finales, ce qui fait toujours rire les supporters de l'autre club de Milan, les Rossoneri.
D'ailleurs les erreurs de casting ne se sont pas arrêtées avec les bons résultats. Elles sont certes moins nombreuses mais existent toujours : de Chivu, le joueur en cristal et aux 25 matchs par saison, à David Suazo, recruté 20 millions d'euros, prêté puis sur le banc, en passant par Amantino Mancini qui confirme qu'il ne fait pas bon à être ailier à l'Inter (Kily Gonzalez, Van der Meyde, Figo, Solari, Fadiga, Sergio Conceicao, Recoba) ou Maniche, l'éternel futur-excellent joueur, les supporters de l'Inter ont de quoi remplir des bassines d'insultes. Et encore, on ne vous a pas parlé de la blague 2008, Ricardo « exter » Quaresma, fantomatique lors de ses rares apparitions l'an passé et qui n'a toujours qu'un côté de la chaussure à nettoyer après les matchs.
L'Inter est donc passé d'un club de loser qui perd, dans la première moitié de cette décénie, à un club de loser qui gagne, depuis 2005. Le club de Moratti se met même à former des joueurs (Santon, Balotelli) et a leur faire plus ou moins confiance. Les supporters du Milan AC rigolent un peu moins mais il leur reste toujours la Ligue des Champions lorsqu'il est l'heure de voir qui a la plus longue. Mais pour combien de temps? Le recrutement à nouveau très ambitieux cette année (Eto'o, Milito, Motta, Sneijder, Lucio) a été fait pour gagner la Ligue des Champions. Cette année c'est la bonne. La bonne quoi ?
----------------------------------------------------------------------------------------------------
En réponse au commentaire de Maicon :
"Maicon, Posté le jeudi 05 novembre 2009 18:10
En attendant on enchaine les titres et la ligue des champions c'est pour nous cette année! Bande de rageux!"
"Rageux moi??
C'est mal me connaître, je dis juste ce que je pense.
J'ai mis cet article seulement parce que j'en ai râs-le-cul de voir des mecs qui comprennent rien au foot venir faire les beaux en se disants supporters de l'Inter quant l'Inter est champion d'Italie.
L'Inter c'est un club que je deteste parce que j'ai le coeur Rossonero. Je deteste l'Inter surtout quant je vois qu'ils ont pas foutus de representer le football italien en Champions League. (Et ça se dit "Rois d'Italie" !???)
Je respecte les supporters de l'Inter, les Vrais, parce que je suis quelqu'un de fair-play. J'ai même amis qui supportent l'Inter. J'aime le foot et j'aime le Milan.
Mais les trous du cul dans ton genre qui se disent supporters de l'Inter quant l'Inter soulève le scudetto, puis Socio du Barca ou Red Devils quant l'Inter est éliminée en 1/8 de finale de la Champions, je vous enmerde.
Ca reflète bien votre personalité de gens qui ont pas de face, et qui y connaissent rien au foot.
Donc si j'ai un truc à te dire mec, c'est trace ta route et reviens pas sur ce blog."
Moi je suis fidèle au Milan, pour le meilleur et pour le pire. Comprend ça.